Le projet

Le but de la Vilaine Bidouille

La Vilaine Bidouille est une association de bidouilleurs ayant pour but de favoriser la création d’un FabLab sur le Pays de Redon.

A travers ses actions, en particulier ses animations de vulgarisation technologique, la Vilaine Bidouille essaie de montrer tout ce que pourrait apporter un vrai FabLab sur le pays de Redon pour les entreprises et les particuliers.


Un FabLab. Pour quoi faire ?

Pour faire simple, un FabLab est un atelier partagé mettant à la disposition de ses usagers des outils, des méthodes et des compétences pour faire seul ou en groupe du prototypage.

Accompagné par des FabManagers, on y acquière des nouvelles compétences, en particuliers sur les outils numériques de conception et de fabrication, et, on profite de celles des autres usagers.

Ce n’est ni un bureau d’études, ni un site de production classique. L’objectif étant de faire soi-même. Un FabManager n’est pas un ingénieur spécialiste de (presque) tout, mais, un facilitateur qui met en relation la “demande” de compétences avec “l’offre”. Et si un projet est trop ambitieux, il oriente les usagers vers les entreprises spécialisées.


Les usagers d’un FabLab

On rencontre quatres grands types d’usagers d’un FabLab : le Maker, l’étudiant, la Start-up et l’employé. Il faut reconnaître que pour les personnes en quête d’intégration numérique, un FabLab remplacera difficilement les prestations offertes par les centres de formations ou les animateurs numériques des médiathèques. Dans un FabLab, ça jargonne dur entre nerds et geeks. Un non-initié risque de se sentir largué même s’il passe en général un bon moment en compagnie d’originaux.

Le Maker

Le Maker pourrait se passer du FabLab. Qu’il ait les bons outils ou pas, les compétences ou pas, les bons partenaires ou pas, il fabriquera des trucs utiles ou pas, mais toujours des trucs fun. Étonnamment, c’est souvent le Maker qui monte le plus vite en compétence et qui donne de la vie au FabLab. C’est une poète du fer à souder. Futile donc indispensable.

L’étudiant

Dans le cadre de ses cours, d’EPI ou de micro-entreprises, l’étudiant doit rendre des créations originales nécessitant l’utilisation des machines outils sur lesquelles il a été formé. Mais il se voit refuser l’accès aux machines de son collège, lycée ou campus en dehors de heures de cours. A la veille de rendre son devoir, son seul recours est le FabLab.

La Start-up

Il s’agit là de développer un nouveau produit. Le futur chef d’entreprise sent qu’il tient l’idée d’un siècle encore jeune. Et pour avancer les capitaux, la banque lui a fait comprendre que les idées, c’est comme d’autres choses, tout le monde en a une. Alors, il va prouver que ça fonctionne et que ça plait. Le FabLab va lui permettre de fabriquer son premier objet fonctionnel, d’avoir une petite communauté pour soutenir son projet, d’étoffer son crowdfunding (qui n’est autre qu’une étude marketing presque gratuite), de faire des préséries pour avoir un cahier des charges en béton à transmettre à de vraies usines.

La piste habituel pour lancer un nouveau produit via un FabLab consiste à noter le degré de progrès technologique des produits qui nous entourent. Et d’imaginer comment les faire passer au degré supérieur :

Outil ► Mécanisation ► Automatisation ► Objet connecté (► changement de paradigme ?..)

L’employé

Il n’apparaît pas souvent sur les photos glamour de la FrenchTech, mais il a un besoin qui colle parfaitement avec ce que peut offrir un FabLab : la réalisation d’un appareil unique. Dans son usine, le processus d’amélioration continue amène à de nombreuses discussions sur la façon d’améliorer la productivité de la chaîne de production. Pour convaincre le groupe que la solution technique qu’il envisage est bonne, la meilleure méthode est d’en fabriquer un prototype,ou bien, d’en faire une simulation numérique pour en faire une démonstration. L’effet est garanti même face à des personnes ayant du mal à se projeter.

La piste habituelle consiste à automatiser des tâches manuelles, ou, informatiser des tâches intellectuelles redondantes.


L’offre d’un FabLab

En survolant les différentes offres d’un FabLab dans ses animations, la Vilaine Bidouille laisse entrevoir aux acteurs du territoire le potentiel que donnerait un FabLab sur le pays de Redon. Les thèmes abordés semblent un assemblage hétéroclites d’outils, de logiciels et de compétence. Mais il y a un cohérence sous-jacente à tout cela qui est bien résumé par la toute première animation de la Vilaine Bidouille.

Mon PC, mon usine !

Il s’agit en réalité de toutes les briques nécessaire pour assurer le workflow d’un usager du FabLab. Pour remettre les choses dans l’ordre, un FabLab sur Redon doit permettre de réussir toutes les étapes du processus de création suivant :

  1. Concevoir ses objets intégrants des fonctions mécatroniques
    • Logiciels de CAO 3D (Fusion 360, FreeCAD, Sketchup, …)
    • Logiciels de CAO 2D (Inkscape, …)
    • Scanner 3D et logiciels de photogrammétrie (MeshRoom, …)
    • Logiciels de conception de cartes électronique (Fritzing, TinkerCAD, …)
  2. Prototyper ses objets
    • Prototypage virtuel (Salomé, CAE Linux, Scilab …)
    • Machines outils numériques :
      • Découpeuse laser
      • Fraiseuse numérique
      • Découpeuse vinyle
      • Imprimantes 3D (ou via Sculptéo ou autre)
      • Plieuse
      • Tour
    • Banc de réalisation de cartes électroniques (ou via OSH Park Sales ou autre)
    • Outillages divers (du marteau au fer à souder)
    • Postes de soudure
  3. Programmer ses objets
    • Cartes Arduino
    • Cartes Raspberry Pie
  4. Documenter ses productions
    • Site Web
    • Site de partage des documents (Google Drive, Framapad, …)
    • Site de partage des sources (Github, …)
  5. Financer ses productions
    • “Marché” pour mettre en lien les porteurs d’idées et les porteurs de compétences.
    • Compte sur les plateformes de CrownFunding.
    • Lien avec les structures de financement institutionnelles.
  6. Se former
    • Animation de séances de découverte des outils du FabLab.
    • Participation en groupe à des formations en ligne (FUN Mooc, Code.org, Class’Code…).
    • Aide à l’établissement de parcours de formation selon projet de l’usager.
  7. Lancer une fabrication
    • Assistance à la rédaction de cahier des charges
    • Aide au choix des options de la propriété intellectuelle (brevets, libre de droit, Creative Commons, …)
    • Liens avec les industriels du pays pour la fabrication à grande échelle.
  8. Organiser des travaux collaboratifs
    • Outil de gestion de projet en ligne (Dolibarr, Redmine, …)
    • Animation des revues de projet
  9. Favoriser la vente de ses productions
    • Outil de vente en ligne sur site du FabLab (Prestashop, …)
    • Aide à la création de sites Web pour les usagers.
  10. Créer du lien
    • Entre différents profils d’usagers
    • Avec les autres FabLabs et MakerSpaces
    • Avec les entreprises locales
    • Avec les centres de formation, les campus, les lycées, les collèges

En attendant le FabLab

En attendant un FabLab sur le Pays de Redon, la Vilaine Bidouille tentera avec les moyen du bord de combler le manque.

Notez bien nous nous appelons “la Vilaine Bidouille” et pas “le truc super bien fait“. Il n’y a aucun professionnel dans l’association. Nous sommes pleins de bonne humeur et de bonne volonté, mais, pas très bien équipés, pas très riches et peu disponibles. Ne soyez pas frustrés que nous ne soyons pas en mesure d’offrir le même niveau de prestation qu’un vrai FabLab. Ou plutôt, soyez-le autant que nous et venez nous aider à porter notre projet.